CHAPITRE 1
Le ciel commençait à virer à l'orange. Le soleil ne tarderait pas à pointer le bout de son nez. Ce jour promettait d'être doux. La nature commençait à se réveiller, les oiseaux les plus courageux se chauffaient la voix pour démarrer leur chants.
Mais leur voix était couverte par les bruits des moteurs de voitures. Eloignons nous de cet endroit bruyant. Partons de ce lieu, pour nous reculer dans un endroit plus tranquille de cette ville.
C'est ici, dans un petit quartier rempli de maisons, là où le chant des oiseaux ne sera pas troublé par celui des voitures, que l'histoire se déroule.
Une petite maison tranquille, entourée d'un grand jardin, a l'air d'un lieu de paix. Dans ce grand jardin, derrière la maison, se cache un magnifique chêne centenaire.
Soudain, la porte de la maison s'ouvre. Un jeune homme d'une vingtaine d'années en sort. Il à l'air gentil, un petit air rebelle se lit dans son regard. Son nom est Thomas. Il s'enfonce dans ce lieu de paix qu'est le jardin, lève le nez pour regarder les oiseaux se réveiller tranquillement sur les branches des arbres. Il s'approche du grand chêne.
Les branches de cet arbre se séparent -à bien trois mettre de haut dans tous les sens, rendant le haut de son tronc plat. On pouvait même y mettre une petite table.
Et c'est, sur une branche montant vers le haut qu'une petite créature se reposait. Ses cheveux dansaient gentiment avec le souffle du vent. Cette créature était une petite fille, une fille de neuf ans, précisément. Elle semblait ne faire qu'un avec l'arbre, étant en parfaite harmonie avec le vent.
Thomas monta par une échelle de bois.
- Elodie, tu devrais partir à l'école... il est presque huit heures !
La petite fille se réveilla en sursaut.
- Ou lala ! Merci de m'avoir prévenue ! Il faut que je me dépêche de prendre mon sac ! Quelle idiote, je m'étais assoupie...
C'est vrai que dans cet arbre, avec la brise légère, et le bruit du vent dans les branches, on peut s'endormir facilement !
- J'ai pensé à prendre ton sac, je l'ai posé en bas du chêne. Comme ça tu n'a pas besoin d'aller le chercher. Mais arrêtons de parler, ce serait bête que tu arrives en retard le dernier jour de l'école !
Elodie descendit par l'échelle le long de l'arbre et attrapa son sac. Elle embrassa son frère et partie sur le chemin de l'école. Le soleil commençait à montrer sa forme ronde, et inondait le paysage d'une lumière orange. Quand au ciel, il commençait à prendre sa couleur bleu clair du matin.
La fillette marchait d'un pas décidé. Son sac n'était pas bien lourd (pour une fois !) Il ne contenait que des jeux.
Elle passa à côté des voitures, elle retenait sa respiration car elle ne supportait plus cette pollution, ça lui encrassait les poumons ! Elle arriva dans la cour de l'école, dit bonjours aux professeurs qu'elle croisa sur sa route, et rejoignit son amie.
Ils passèrent la matinée à faire des jeux. L'après midi, le soleil illuminait la cour d'une lueur très claire ! Le ciel ne comportait aucun nuage, et était d'un bleu intense. Ce genre de temps faisait toujours rêver Elodie. Ca la faisait rêver de vacances et d'aventures. Et c'était souvent en cours que cela lui arrivait ! En réalité, les études ne l'intéressaient pas du tout. Elle, avait envie de gambader dans les prés, courir dans les forêts, sauter entre les rochers...
Elle ne pu s'empêchée de rêver, encore, cette après midi. Mais la joie était au beau fixe car la journée d'école se terminait, laissant les vacances commencer gentiment. On aurait pu croire que le soleil souriait à Elodie, comme pour encourager ses ambitions de sauver la nature.
Elle dit au revoir à ses amis, un grain de tristesse dans la voix. Puis, elle se retourne, le soleil commençait déjà à prendre un jaune plus foncé. Elle inspira longuement...
- A nous deux, vacances ! Souffla t-elle.
Elle partie, toujours avec le même pas décidé. Un pas bien décidé à rentrer chez lui et commencer à profiter de ses vacances.
Elle continua son chemin, lentement. Elle arriva chez elle. La fillette regarda longtemps sa maison, sans bouger. Un frisson la parcourut. Elle eut soudain une dôle de sensation, certainement la tristesse de quitter ses amis. Non ce n'était pas ça. Elle fit un mouvement sec de la tête vers la gauche. Elle fixa un instant le petit chemin qui s'avançait dans son jardin. D'ailleurs, son jardin était une véritable jungle. Personne ne s'en occupait. Certainement car personne n'en avait le temps. Elle plissa les yeux, et tendit l'oreille. Un son lointain lui parveint. C'était... c'était un appel à l'aide ! Sans hésiter, elle laissa tomber son sac d'école sur le sol et s'enfonça dans la flore. Aucune herbe, aucun n'arbre, rien ne l'arrêtait dans sa course. Elle arriva au grand chêne et prêta une oreille attentive à l'environnement. L'appelle à l'aide lui parveint. Elle baissa les yeux au pied du grand arbre. Un oisillon était là, sans défense. Etait-ce lui qui appelait Elodie à l'aide ? C'est vrai qu'en haut du chêne, un nid se postait dans ses branches.
Elodie s'approcha doucement du bébé oiseau. Celui-ci ne paniqua pas, à la grande surprise de la fillette.
- Doucement mon beau, je ne te veux aucun mal. Je vais te remettre dans ton nid, tu seras bien au chaud sous les plumes de ta maman, lui dit elle avec une voix très rassurante.
Le petit oiseau se laissa prendre dans un des bras d'Elodie. L'autre était agrippé à l'échelle le long de l'arbre. Arrivé à la partie plate forme du chêne, Elodie se hissa et attrapa une branche au-dessus de sa tête pour continuer sa montée. Elle arriva rapidement au nid, et remit l'oiseau parmi les plumes du nid. Les parents regardaient la scène, inquiets, et très intrigués par le bipède qui s'approchait du nid. "Mais que nous veut-il, celui là !?", pensaient-ils.
Elodie descendit sur la plateforme naturelle de l'arbre. Les parents, voyant que le bipède s'était éloigné du nid, retournèrent dans leur maison réchauffer leur bébé. La petite fille regarda, attendrie, cette scène adorable. Puis elle se tourna vers un coin où les branches étaient dégagées. Il y avait un magnifique paysage. Le soleil se couchait. Il inondait le ciel d'une couleur orange. Les nuages prirent une couleur rose. Elodie prit le temps de s'installer sur son siège préféré, c'est-à-dire une branche en forme de transat. Le vent qui soufflait portait l'odeur des feuilles du chêne. Les premières coccinelles de l'été étaient aussi les dernières à se coucher. Elles volaient doucement devant ce paysage. Elles allèrent se coucher sur les feuilles du chêne. Leurs petites ailes fragiles et transparentes rentraient lentement sous leurs protections rouges à poids noir.